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mercredi, 01 février 2012

Après la vague présidentielle, la lame de fond législative

Le Point.fr - Publié le 01/02/2012 

Contrairement au PS et à l'UMP, le FN prend son temps pour investir ses candidats. Marine Le Pen mise sur "l'implosion" de l'UMP.

Marine Le Pen décidera "en fonction de (s)on résultat à la présidentielle" si oui ou non elle se présente dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour les législatives.

Marine Le Pen décidera "en fonction de (s)on résultat à la présidentielle" si oui ou non elle se présente dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour les législatives. © STR


"Hâte-toi lentement." Pour préparer les élections législatives, le Font national a fait sienne cette maxime citée par Auguste. Le parti deMarine Le Pen prend son temps pour investir ses candidats aux législatives prévues les 10 et 17 juin 2012. Le FN a prévu de présenter un frontiste dans chacune des 577 circonscriptions françaises et dans les 11 circonscriptions des Français de l'étranger. En cette fin de mois de janvier, quelque 340 candidats frontistes sont investis. Les 248 autres devraient l'être entre fin février et début avril. 

Les dirigeants tels que Louis Aliot ou Florian Philippot seront candidats dans les Pyrénées-Orientales et dans le Nord. Quant à Marine Le Pen, elle décidera "en fonction de (s)on résultat à la présidentielle" si, oui ou non, elle se présente dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Le FN réserve aussi un tiers des circonscriptions à des personnalités dites "de rassemblement" et à de nouveaux adhérents. Gilbert Collard (Gard), Paul-Marie Couteaux (Haute-Marne), les syndicalistes Fabien Engelmann (Moselle) et Annie Lemahieu (Nord) seront notamment candidats. 

"Implosion de l'UMP"

Après la présidentielle, les élections législatives correspondent au second volet de la stratégie de Marine Le Pen. Ce scrutin est vital pour les finances du parti puisque l'octroi d'une subvention publique aux partis politiques dépend exclusivement des résultats électoraux obtenus aux législatives. Politiquement, le FN espère aussi frapper un grand coup. Le FN scrute donc les circonscriptions dans lesquelles sont investies les têtes d'affiche UMP et socialistes pour choisir au mieux ses candidats. "Face à Nadine Morano en Meurthe-et-Moselle ou à Jack Lang dans les Vosges, on veut investir un candidat frontiste qui a du poids", explique un cadre du parti. Le PS et l'UMP ont déjà fait le plus gros du travail : le parti de Jean-François Copé a investi, samedi en conseil national, 501 candidats, tandis que les socialistes en ont investi 420 dès la mi-décembre. 

Si le FN investit tardivement ses candidats, c'est aussi pour que toutes les forces vives du parti soient d'abord tournées vers la présidentielle et notamment la chasse aux parrainages. "C'est la présidentielle qui boostera les législatives, estime Steeve Briois. Si, comme on le croit, Nicolas Sarkozy est battu et encore plus s'il ne passe pas le premier tour, il y aura une implosion de l'UMP et un raz-de-marée pour le FN." Faire exploser le parti majoritaire et briser le "cordon sanitaire", c'est justement le coeur de cible de Marine Le Pen. "On veut installer une opposition entre une vision socialiste et une vision patriotique de la France", insiste Steeve Briois, secrétaire général du FN. Du côté de l'UMP, on balaie d'un revers de la main ce scénario de politique-fiction. 

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