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mardi, 17 janvier 2012

Pour abattre Sarkozy, on peut toujours compter sur la Chiraquie !

Pour Jean-Louis Debré, "le régime a changé d'esprit"

 

LEMONDE.FR | 17.01.12 |

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Le président du Conseil constitutionnel avait ostensiblement séché le discours du président de la République, dimanche 15 janvier à Amboise, à l'occasion des cent ans de la naissance de Michel Debré.

Le président du Conseil constitutionnel avait ostensiblement séché le discours du président de la République, dimanche 15 janvier à Amboise, à l'occasion des cent ans de la naissance de Michel Debré.AFP/THOMAS SAMSON

 

Strasbourg, envoyée speciale - Que Nicolas Sarkozy, qu'il n'apprécie guère, ait rendu hommage, dimanche 15 janvier, à son père, Michel Debré, "c'est son affaire", s'est contenté de commenter, d'un ton sec, Jean-Louis Debré, en marge de sa venue à l'Ecole nationale d'administration (ENA), lundi.

 

Le président du Conseil constitutionnel avait ostensiblement séché le discours du président de la République, la veille, à Amboise (Indre-et-Loire), à l'occasion des cent ans de la naissance de l'auteur de la Constitution de la Ve République. Il a choisi, en revanche d'invoquer les mânes paternels dans les locaux de la prestigieuse école créée par l'ancien premier ministre du général de Gaulle en 1945.

 

M. Debré fils, accompagné d'Yves Guéna, gaulliste historique, et de l'ancien directeur du cabinet de Michel Debré, Antoine Dupont-Fauville, n'a pu s'empêcher de distiller, à l'occasion, quelques piques à l'endroit du chef de l'Etat. "Je ne veux pas faire de politique, évidemment je n'en fais plus jamais, a-t-il déclaré en référence à son devoir de réserve, mais le premier engagement politique de mon père a été radical-socialiste", a-t-il souligné, manière de sous-entendre qu'on pouvait avoir un certain penchant pour certaines idées ou candidat de gauche, encore aujourd'hui, sans être coupable de lèse-gaullisme. François Hollande appréciera !

 

HISTOIRE FAMILIALE

 

Devant un parterre d'environ 150 élèves de l'école, Yves Guéna a déploré qu'on ait "endommagé" la Constitution de 1958 à force de la réviser, allusion aussi à la dernière réforme de 2008. M. Debré s'est contenté d'aquiescer d'un "si tu veux !" qui valait bénédiction.

 

A son tour, il a regretté la possibilité donnée depuis l'élection de M. Sarkozy aux ministres de redevenir parlementaire sans avoir besoin de se présenter de nouveau devant les électeurs. "Si les ministres savent qu'ils peuvent claquer la porte sans prendre aucun risque pour retrouver la circonscription, cela ne contribue pas à donner de l'autorité au gouvernement", a déploré M. Debré. " Le régime a changé d'esprit ", a-t-il soupiré.

 

Mais M. Debré était là pour "parler d'autre chose". " Je suis venu vous parler d'une petite famille juive alsacienne qui a fui l'Alsace en 1871 pour ne pas devenir allemande, a-t-il raconté. Mon arrière-grand père, devenu grand rabbin de Neuilly, a eu un fils, Robert, qui a épousé une jeune fille catholique dreyfusarde. Rendez-vous compte !"

 

Cette histoire familiale, marquée par "l'enchevêtrement des religions", explique que Michel Debré, animé par un "esprit de tolérance", ait défendu la loi de 1959 sur l'enseignement catholique, a dit son fils. Devant les futurs grands commis de l'Etat, il n'a pas oublié de parler de l'ENA et de rapporter la phrase de son père : "Cette école, c'est ma grande fierté !" "Mon père" disait aussi : "La liberté a besoin d'un Etat  qui puisse s'appuyer sur des fonctionnaires qui sachent exercer leurs responsabilités", s'est-il souvenu (...)

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