13.01.2012
Perte du Triple A: Le sarkozysme à l'agonie !
RAPPEL...
Avec la perte du AAA, la stratégie de Sarkozy, capitaine dans la tempête, prend l’eau
le monde 13/1/11

Jusqu’au bout, Nicolas Sarkozy a espéré qu’il échapperait à la dégradation de la note de la France. En tout cas, avec le secrétaire général de l’Elysée Xavier Musca, il a voulu s’accrocher aux derniers fils d’espoir. L’agence Fitch, d’abord, qui avait remis à plus tard sa décision après avoir mis la France sous surveillance négative. Bien sûr, cette agence est française, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, mais c’était un premier bol d’air.
Il y a eu aussi le déficit de la France, moins mauvais que prévu, comme l’a annoncé Nicolas Sarkozy à Berlin, aux côtés d’Angela Merkel, lundi 9 janvier. Enfin, il y avait ces appels au marché, réalisés par la France, l’Italie et l’Espagne depuis ce début d’année. Ils se passaient plutôt bien. Alors, on s’est mis à espérer : les agences de notations sont avant tout suivistes. Peut-être vont-elles "coller" aux marchés financiers et renoncer à sanctionner les pays de la zone euro.
Et puis est venue la douche froide, ce vendredi après midi, après plusieurs alertes dans la semaine. La France est dégradée. Seule avec l’Autriche. La voilà qui décroche de l’Allemagne et du peloton vertueux de l’Europe du nord : Pays-Bas, Luxembourg, Finlande. Début décembre, M. Sarkozy avait eu pour mince consolation, d’autour d’une platée de choux à l’Elysée, d’apprendre à Angela Merkel que son pays avait aussi été mis sous surveillance négative par Standard and Poors. Etre dégradé avec l’Allemagne, ce n’est pas une dégradation, juste un changement d’échelle. Là, c’est toute la politique de Nicolas Sarkozy, consistant à présenter la France comme l’alter-ego de l’Allemagne qui s’effondre.
UN EFFET BOOMERANG DÉSASTREUX
Le premier réflexe, c’est la colère. "Si c’est vrai, faire cela la semaine ou les marchés européens se normalisaient, comme l’a fait remarquer Mario Draghi, le président de la banque centrale européenne, on n’a plus affaire à des pompiers pyromanes, mais à des pervers graves", accuse Alain Minc, visiteur du soir de Nicolas Sarkozy. Un autre conseiller du président s'emporte. "L'erreur a été de ne pas avoir pulvérisé les agences après la crise des subprimes, début 2009", s'afflige-t-il, avant de se reprendre : "Dans la tempête, il faut garder son sang-froid et que chacun fasse ce qui lui semble raisonnable de faire".
Le maintien du AAA de la France fut invoqué notamment pour justifier la réforme des retraites, qui permettait de réduire la dette latente de la France. M. Sarkozy l'a utilisée cet été pour justifier sa volonté d'inscrire la règle d'or, qui encadre la réduction des déficits publics, dans la constitution. Politiquement, il subit un effet boomerang désastreux.
Soudain, la tactique de politique intérieure du président est mise en doute. M. Sarkozy a-t-il eu raison d’instrumentaliser le AAA ? "Joker", réponde un conseiller. "Il y a un an, nul ne connaissait le AAA. Il aurait été impensable de faire la Une des journaux dessus", analyse un autre. Certains veulent croire à un effet passager : "Cela va durer 48 heures et pas quatre mois", tente de se rassurer un visiteur du soir, qui voit mal le socialiste François Hollande faire campagne sur le AAA. Ce n’est pas l’avis d’un autre proche du pouvoir. "On a bien eu tort d'expliquer aux Français combien le AAA était important alors que les USA ont pu être dégradés dans l'indifférence générale", explique-t-il. Déjà, on s’inquiète de la gauche qui va pouvoir railler l’image du capitaine qu’il ne faudrait pas changer dans la tempête. "Le PS a un boulevard pour dire qu’il faut changer le capitaine qui a fait échouer le bateau sur les récifs".
POSSIBLE EFFET DOMINO
Difficile en tout cas de minimiser l’affaire. Franck Louvrier indiquait vendredi en fin d’après midi qu’il n’était "pas prévu" que l’Elysée réagisse si la nouvelle se confirmait. La réaction a eu lieu physiquement, avec l’arrivée du premier ministre François Fillon, du ministre des finances François Baroin et de celle du budget Valérie Pécresse à l’Elysée peu après 19 heures.
Sur le front de la finance, l’affaire est plus compliquée : la dégradation des Etats-Unis n’avait pas produit d’effet, quid de celle de la France ? "Personne ne sait ce qu'elle va provoquer", estime un conseiller. Paris espère pouvoir continuer de se financer sur les marchés à des taux favorables. Mais s’inquiète des effets en chaîne : celle du fonds européen de stabilité financière, censé voler au secours des Etats en faillite, dont la note va sans doute être aussi dégradée ; les banques françaises, qui par un effet mécanique vont subir le même sort. Et pendant ce temps, la Grèce continue de menacer toute la zone euro.
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Commentaires
un marin d'eau douce dans la tempête c'était prévu depuis longtemps il n y a plus que Marine pour relever cette gabegie en appliquant son plan de protectionnisme national aux frontières. 30 pour cent des français ont conscience qu' il y a urgence de voter pour marine si on lui laisse une chance de se présenter. Hélas France ta démocratie fout le camp.
Écrit par : mocaer | 14.01.2012
hAhAhA!!! !!!!!! Même plus nous pourrons pouffer tranquillement,HaHa+ ca veut rien dire ca, même pas en onomatopée !!! Sarko le felon !!!
Écrit par : Herve13 | 14.01.2012
Maintenant, les gens doivent ouvrir les yeux ! C'est la fin, la chute de l'UMPS ! Jean-Marie et Marine Le Pen ont raison !!!
@Stéphane : l'affiche de Vendredi 13, c'est excellent !
Écrit par : Victoire | 14.01.2012
Sarkozy a vendu la France pour une poignée de yens.
Écrit par : mocaer | 19.01.2012
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