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lundi, 09 janvier 2012

Protectionnisme économique: ne pas se fermer mais se protéger

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Marine Le Pen a voulu s'adresser, dimanche 8 janvier, aux "classes moyennes" qui sont, selon elle, "les oubliés, les invisibles", avançant aussi quelques propositions concrètes quant à son projet de "protectionnisme social et économique".

Devant plus d'un millier de personnes – 1 500 selon le Front national – réunies au Dock Pullman à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la candidate du FN à la présidentielle a évoqué des "classes moyennes à la dérive, silencieuses et donc oubliées, pour finir par être complètement niées", victimes "du descenseur social".

Citant aussi bien Georges Bernanos qu'Emile Zola, en appelant à la "France éternelle" et à la "renaissance de la France", Mme Le Pen a voulu s'adresser "directement aux Français", se posant comme l'alternative face à l'UMP, au PS et au centre. "Quand les autres [candidats] se chamaillent à coups d'insultes dignes d'une cour de récréation, 'pauvre con' contre 'sale mec', j'avance", a-t-elle affirmé.

Pour Mme Le Pen, les classes moyennes, celles "trop riches pour être aidées et trop pauvres pour s'en sortir", sont celles qui "ne font pas la une des journaux, qui n'apparaissent pas dans les courbes du CAC 40, qui descendent inexorablement". "Comment nos dirigeants n'ont-ils pas entendu leurs plaintes, silencieuses pour eux et assourdissantes pour nous ?", s'est-elle notamment interrogée, décrivant une situation économique apocalyptique où tout est plus "difficile aujourd'hui qu'hier".

"CORTÈGE DE HAUSSES INSUPPORTABLES"

Un état de fait aggravé par "le nouveau cortège de hausses insupportables" du 1er janvier et l'annonce de la TVA sociale, que Mme Le Pen qualifie systématiquement désormais de "TVA patronale" et de "troisième plan de rigueur sarkozyste". La présidente du FN en a profité pour faire une digression sur les amendes sanctionnant les automobilistes, thème qui remporte, à coup sûr, un très grand succès dans les réunions frontistes.

Mais la question du déclassement social a aussi permis à Mme Le Pen de rappeler quelques points forts de son programme, comme la lutte contre l'insécurité, contre l'immigration, le "rétablissement de l'école républicaine", et surtout le "protectionnisme économique et social".

Derrière cette formule, se trouvent non seulement les grands axes du programme économique du FN, comme les quotas d'importations, les droits de douanes ciblés, et un ensemble de normes plus strictes pour les produits importés, mais aussi la "priorité nationale", qui entend réserver certaines aides aux Français.

"VOUS VENDEZ EN FRANCE, ALORS VOUS PRODUISEZ EN FRANCE"

Au chapitre économique, donc, Marine Le Pen propose, pour lutter contre les délocalisations, d'instaurer, par exemple, une taxe de 35 % pour les entreprises automobiles qui ne "réalisent pas au moins la moitié de [leur] production sur le sol français". Elle résume cela ainsi : "Vous vendez en France, alors vous produisez en France". De la même manière, elle entend taxer, là encore à hauteur de 35 %, les entreprises qui délocalisent les services à l'étranger, comme le télétravail ou la comptabilité.

Quant au "protectionnisme social" ou "priorité nationale" et anciennement "préférence nationale", ce n'est, pour Marine Le Pen, que "la règle de justice" selon laquelle "les Français sont les premiers servis dans leur pays". Il en va ainsi du logement social, pour lequel les Français auraient ainsi une priorité d'accès sur les étrangers. "En jouant la carte hypocrite d'une pseudo-générosité avec la terre entière, qui consiste trop souvent à donner la priorité à des familles tout juste débarquées sur notre territoire et parfois mêmes illégales car polygames, on asphyxie le logement social", a lancé la candidate à la présidentielle.

Toujours sur la question du logement, Mme Le Pen veut faire de l'accession à la propriété un point fort de son projet. Elle a ainsi proposé la mise en place d'un "chèque premier logement", à savoir un crédit d'impôt pour les jeunes accédant pour la première fois à la propriété.

Source Le Monde le 9 janvier 2012

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