mercredi, 31 août 2011

Le maire UMP de Marseille n'aura jamais si bien porté le surnom de BEN GAUDIN !

Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (D) accompagne le ministre de l'intérieur Claude Guéant (2eD), le 29 août 2011 à Marseille lors de la visite du ministre dans un quartier populaire de la ville

Lors de la visite éclair de quelques commerçants de la Porte d'Aix, Jean-Claude Gaudin demande à une habitante du quartier, à gauche sur la photo: " Fais nous un youyou pour le Ministre" La personne s'exécute, Ben Gaudin et Claude Néant poursuivent leur visite du souk, hilares...Vivement 2012 !!

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Guéant: Ce sont les commerçants qui en parlent le mieux !

Sécurité : les commerçants marseillais n'y croient pas

 
 

Publié le mardi 30 août 2011 laprovence.com

Selon les boutiquiers de la Porte d'Aix, la visite de Claude Guéant est une simple manoeuvre électorale

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"Ne vous inquiétez pas, on ne vient pas pour vérifier si vous êtes en règle !" Ce trait d'humour du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, accompagnant le ministre de l'Intérieur Claude Guéant pour une visite symbolique à la Porte d'Aix, n'a pas été très appréciée par Kamel, gérant d'une des trois boutiques de la rue du Bon Pasteur visitées par le haut fonctionnaire.

"Tout est en règle ici, ils peuvent venir vérifier à tout moment", se défend Kamel, quelque peu vexé. Mis à part ce froissement, le commerçant se dit satisfait de la forte mobilisation policière à la Porte d'Aix. "J'ai dit à M.Guéant que c'était une bonne chose. Mais dès que les élections seront terminées, les détachements de CRS iront se balader ailleurs et la situation sera exactement la même qu'avant", explique Kamel.

Un constat partagé par la grande majorité des marchands du coin. "La sécurité s'est nettement améliorée. Il y a beaucoup moins de vols. C'est important car des gens viennent de la France entière au marché du Soleil pour trouver des bonnes affaires. C'est l'image de la ville à l'extérieur qui se joue dans ces rues", commente Myriam, vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter, en désignant les trottoirs désormais "nettoyés" des vendeurs ambulants qui foisonnaient dans le secteur.

"Les ambulants, il faut leur donner un statut avec un emplacement payant si on veut résoudre définitivement le problème. Pour l'instant, ils se sont juste déplacés à Noailles et dès que les flics tourneront le dos, ils reviendrontici", ajoute Mohamed, qui a également reçu la visite du ministre de l'Intérieur.

Mohamed relativise tout de même la présence policière. "Pour verbaliser les voitures mal garées, ce sont les champions. Mais ce lundi, il y a eu une sacré bagarre à l'entrée de la rue Bon Pasteur avec des tables qui volaient. Sous les yeux des CRS qui n'ont pas bougé d'un pouce", accuse-t-il. Un épisode confirmé par d'autres riverains.

Quant aux raisons de ce pourrissement de la situation à la Porte d'Aix depuis des années, les théories les plus folles circulent, signe de la méfiance des riverains envers les politiques. "On nous a répété pendant des années qu'il manquait des effectifs policiers et en 24 heures ils ont nettoyé la place à la suite du scandale du parking volé. Faut arrêter de nous prendre pour des idiots. À mon avis, ils laissent la situation pourrir dans les quartiers populaires pour créer l'amalgame entre immigration et insécurité", analyse Kamel.

"C'est pour faire baisser les prix de l'immobilier et racheter les immeubles au plus bas dans le cadre du projet Euroméditerranée", considère pour sa part Mohamed. À quelques pas de la rue Bon Pasteur, un groupe de Syriens résidant à Marseille depuis dix ans se repose à l'ombre des arbres de la place Jules-Guesde.

Trois semaines auparavant, des centaines de Roms y étaient encore installés. Avant d'être délogés par la police et de se disperser vers d'autres endroits de la ville, plus insalubres les uns que les autres. Selon la majorité des commerçants, ce sont eux qui créaient ce sentiment d'insécurité. Une affirmation réfutée par ce groupe de Syriens. "C'est une honte de stigmatiser une communauté de la sorte. La délinquance n'a pas de nationalité", se désole l'un d'eux.

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UMP: Un Marasme Permanent !

Toujours pas de solution pour mettre un terme aux prières de rue à Paris

LEMONDE.FR | 30.08.11 |

 

Des musulmans font la prière de l'Aïd-al-Fitr le 29 janvier dans la rue Polonceau, dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris, pour célébrer la fin du Ramadan.

Des musulmans font la prière de l'Aïd-al-Fitr le 29 janvier dans la rue Polonceau, dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris, pour célébrer la fin du Ramadan. AFP/HERVE LE GAC

En attendant la construction de l'Institut des cultures d'islam (ICI), dont la première tranche doit être livrée en janvier 2013, les fidèles musulmans du 18e arrondissement de Paris continuent de prier dans la rue.

La mosquée de la rue Myrha, qui attire surtout des fidèles d'origine maghrébine, et celle de la rue Polonceau, fréquentée par des musulmans d'Afrique subsaharienne, manquent en effet de place pour accueillir l'ensemble des pratiquants. Et de très nombreux fidèles se sont encore retrouvés mardi matin dans ces deux lieux de culte pour la prière de l'Aïd, provoquant une interruption de la circulation automobile dans les deux rues.

Ce phénomène, assimilé à "l'occupation" par la présidente du Front national, Marine Le Pen, et jugée "pas acceptable" et "directement attentatoire au principe de laïcité" par le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, avait fait une entrée fracassante dans le débat politique en début d'année. Imams, fidèles et responsables du culte musulman mettaient de leur côté en avant l'absence d'alternative.

PAS D'ACCORD SUR L'AMÉNAGEMENT D'UNE CASERNE

Le 8 août, Claude Guéant avait annoncé que les musulmans du 18e arrondissement pourraient pratiquer dans une ancienne caserne de Clignancourt à partir du 16 septembre. A l'en croire, les responsables du culte musulman, dont le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), ont visité les locaux et "les ont trouvés tout à fait appropriés".

Or, les imams des deux mosquées de Barbès ont déclaré mardi ne pas avoir donné leur accord pour se déplacer le 16 septembre vers cette ancienne caserne proposée par les autorités. "Il n'y a aucun accord, les négociations se poursuivent", a déclaré l'imam cheikh Salah Hamza de la mosquée Khaled Ibn Al-Walid, rue Myrha. "Rien n'est signé, nous avons découvert la date du 16 septembre dans la presse", a confirmé Moussa Niambélé, l'imam de la mosquée Al-Fath, rue Polonceau.

L'endroit, propriété de l'Etat, situé avenue de la Porte-des-Poissonniers, dont deux grandes salles de 750 m2 et 600 m2, pourraient être aménagées temporairement en lieu de culte, peut accueillir "près de 2 700 personnes", selon le préfet de police de Paris,  Michel Gaudin.

PAS "CONFORME AUX NORMES DE L'ISLAM"

"L'endroit n'est pas mal", convient Moussa Niambélé. Mais il demande des aménagements "conformes aux normes de l'islam", comme une salle d'ablutions pour les femmes et des toilettes en nombre suffisant. L'imam juge aussi "élevé" le loyer de 10 000 euros par an proposé par la préfecture de police pour une occupation des lieux uniquement le vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire.

"Nous avons nos revendications communiquées au recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et qui n'ont pas encore trouvé de réponse", ajoute de son côté Salah Hamza. Il cite : la sacralité des lieux, leur utilisation sept jours sur sept, la construction d'une salle d'ablution pour les femmes, l'utilisation du parking et la désignation d'un seul imam pour diriger la prière.

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Ils sont trop forts ces experts de l'UMP !

Le déficit de l'État s'établira à 95,7 milliards d'euros fin 2011

Par Cécile Crouzel Mis à jourle 30/08/2011 lefigaro.fr

INFO LE FIGARO - Bercy a revu en hausse de 3,4 milliards d'euros le déficit de l'État pour la fin de l'année. Mais le déficit public reste stable à 5,7% du PIB.

Le Parlement examine demain la loi de finances rectificative qui intègre le nouveau dispositif de soutien d'aide à la Grèce et les premières mesures du plan d'austérité présentées la semaine dernière par François Fillon. Première conséquence: selon nos informations, Bercy a revu en hausse de 3,4 milliards d'euros le déficit de l'État pour cette année. Il s'établira à 95,7 milliards d'euros fin 2011. Cette dégradation s'explique en grande partie par une baisse des prévisions de recettes d'impôt sur les sociétés par rapport à ce qui était prévu (3 milliards de moins). En cause: la dégradation de la conjoncture depuis le printemps. De son côté, la charge de la dette augmente de 1,4 milliard de plus, en raison du regain d'inflation observé en début d'année. Ces pertes pour l'État seront partiellement compensées par des économies supplémentaires à hauteur de 1,1 milliard: 500 millions d'économies sur les budgets des ministères et 600 millions de recettes fiscales découlant des premières mesures d'austérité prises par le gouvernement.

Pour autant, le déficit public -qui agrège les déficits de l'État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales- reste, lui, identique aux prévisions, à savoir 5,7% du PIB en 2011. «Et c'est ce déficit public global qui compte pour les agences de notation» insiste-t-on à Bercy. Nul tour de passe-passe. Cette stabilité est d'abord due à de bonnes nouvelles côté Sécu. Grâce à la bonne tenue de l'emploi et des salaires en 2011, les cotisations sociales devraient être supérieures de plus d'un milliard à la prévision. En outre, «les dépenses des organismes parapublics progressent moins vite que prévu», ajoute l'entourage de Valérie Pécresse, la ministre du Budget.

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Le ministre s'en va, les crapules restent !

Marseille : il survit à une tentative d'assassinat


 
 

Publié le mardi 30 août 2011

Hier, des individus ont suivi un garçon de 26 ans avant de faire feu sur lui, à quatre reprises.

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La victime, inconnue des services de police, a été touchée à l'abdomen et au ventre.

 

Ont-ils attendu que le ministre de l'Intérieur s'envole vers Paris pour passer à l'action ? Comme un pied-de-nez à Claude Guéant, tout juste reparti en avion après avoir affirmé ses convictions en matière de lutte contre la criminalité, des inconnus ont aggravé un peu plus le sentiment d'insécurité à Marseille, après la tentative d'assassinat, dont ils se sont rendus coupables, hier soir vers 18h30.

Les individus ont suivi un garçon de 26 ans, sur son scooter, alors qu'il se trouvait devant l'entrée de la cité La Solidarité, chemin de La Bigotte (15e ), pour faire feu sur lui, à quatre reprises. La victime, inconnue des services de police, a été touchée à l'abdomen et au ventre. Les marins pompiers, arrivés quelques instants après la fusillade, ont pu prendre en charge le blessé suffisamment tôt pour le transporter dans un état stable vers l'hôpital Nord, tout proche. Il se trouvait hier soir dans un état stationnaire.

Sur place, un groupe de témoins et de proches de la victime s'était regroupé autour des secours. On pouvait entendre certains crier "Tiens bon, frère", alors que le fourgon des marinspompiers s'apprêtait à rentrer vers l'hôpital. Les circonstances précises de cette nouvelle tentative de règlement de comptes restent imprécises. Alors que les coups de feu venaient de claquer, malgré la présence de nombreux témoins, ceux qui avaient assisté à la scène demeuraient silencieux.

Les fonctionnaires de la Brigade criminelle de la police judiciaire venaient à peine d'entamer leurs investigations mais s'attendaient à une enquête très délicate. Difficile de déterminer hier le mobile de la fusillade. Dans la cité, rien n'a filtré quant au profil du blessé. Tout juste sait-on qu'il est domicilié dans le quartier de La Calade. A-t-il eu maille à partir avec des concurrents sur le marché de la vente de stupéfiants? Il s'agissait hier soir de l'hypothèse la plus probable. Mais rien n'était encore en mesure d'étayer cette thèse.

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Les Tontons ressortent les flingues !

Peu à peu, la direction du PS lâche Jean-Noël Guérini


 
 

Publié le mardi 30 août 2011 laprovence.com

En cas de mise en examen, Harlem Désir l'écartera du Parti socialiste

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Jean-Noël Guérini n'a pas tardé à répondre à Harlem Désir, hier, lui rappelant une condamnation en 1998 et une élection l'année suivante au Parlement européen.

http://www.socialistgroup.org/gpes/media3/photos/thumbs/psemedia46799_850.jpg

Convoqué par le juge Duchaine le 8 septembre pour une éventuelle mise en examen, Jean-Noël Guérini se dit "soulagé de pouvoir enfin s'exprimer." Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pris dans la tourmente d'une affaire de marchés publics présumés frauduleux qui touche son frère Alexandre, sait aussi que "certains vont se déchaîner."

Contre toute attente, et alors qu'Arnaud Montebourg, le député qui a agité la classe politique, s'est déjà lâché, c'est Harlem Désir qui a sorti les couteaux hier. Sur LCI, le premier secrétaire du PS par intérim a répondu "oui, immédiatement", à la question posée par Michel Field : "Si jeudi prochain Jean-Noël Guérini est mis en examen, souhaitez-vous qu'il se mette en congé du parti et du Conseil général des Bouches-du-Rhône ?"

Décidé à jouer la fermeté, il a ajouté : "Je lui demanderai de se mettre en retrait de ses fonctions au PS et au Conseil général et de se consacrer à sa défense." Un coup très dur pour Jean-Noël Guérini qui n'a pas tardé à répondre sur son blog.

"Harlem Désir oublie qu'il a été lui-même condamné le 12 décembre 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux. Ce qui ne l'a pas empêché d'être élu au Parlement européen au printemps 1999 ! Faut-il lui rappeler ce qu'est la présomption d'innocence et lui indiquer qu'une mise en examen n'est pas une condamnation ? Pourquoi exiger de moi une démission qui n'a jamais été réclamée à bien d'autres élus, socialistes ou non ?"

Une combativité qui donnerait raison à la prudence de Martine Aubry. "Je ne connais pas l'histoire de Jean-Noël Guérini, a-t-elle assuré hier à Marseille. Je n'ai rien à voir avec cette affaire et j'attends que la justice se prononce. Je ne serai pas la dernière à m'exprimer", ajoute celle qui a manifestement demandé à Harlem Désir de trancher. Reste que Jean-Noël Guérini qui a prévu d'afficher son soutien à un candidat(e) le 10 septembre pour la primaire, combattra jusqu'au bout.

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La personnalité préférée des Français ne veut rien leur donner !

Passe d'armes entre Noah et les impôts

Lefigaro.fr Mis à jour le 30/08/2011 

http://mode.glamourparis.com/wp-content/uploads/2011/07/Yannick-Noah-menace-de-mort.jpg

Le Conseil constitutionnel va étudier le 13 septembre un recours déposé par l'ancien tennisman Yannick Noah, qui conteste depuis quinze ans un redressement fiscal d'un million d'euros, révèle Le Canard enchaîné.

L'affaire remonte aux années 90. Le fisc avait lancé un contrôle sur les avoirs de Yannick Noah, qui s'était domicilié en Suisse en 1993 et 1994. Mais l'enquête du fisc conclut que Yannick Noah, à l'époque capitaine de l'équipe de France de Tennis et chanteur, a davantage séjourné en France qu'en Suisse durant ces deux années et qu'il est donc considéré comme résident fiscal français. Au total, Noah se voit contraint de rembourser plus d'un million d'euros, écrit l'hebdomadaire.

Après plusieurs recours, l'avocat du chanteur a soulevé en février dernier "une question prioritaire de constitutionnalité", qui pourrait permettre au chanteur de voir sa dette disparaître. Réponse le 13 septembre.

Merci à Desouche

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mardi, 30 août 2011

Sarkozy: la pauvreté pour bilan

Présidentielle 2012 : Marine Le Pen promet 5 millions de pauvres en moins

Le Point.fr - Publié le 30/08/11

Selon une étude de l'Insee, la France comptait 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 euros par mois en 2009.

Présidentielle 2012 : Marine Le Pen promet 5 millions de pauvres en moins

Pour Marine Le Pen, ce rapport "résume en quelques chiffres dramatiques la faillite du modèle économique ultralibéral porté par Nicolas Sarkozy, l'UMP et le PS". © Alexander Klein / AFP

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a assuré mardi que si elle était élue à l'Élysée, elle se fixerait l'objectif de faire sortir cinq millions de personnes de la pauvreté, sur un total de 8,2 millions de personnes en 2009 d'après les chiffres de l'Insee. Selon une étude de l'Insee publiée mardi, la France métropolitaine comptait 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 euros par mois en 2009, soit 13,5 % de la population, contre 7,8 millions en 2008 (13 %).

Pour Marine Le Pen, ce rapport "résume en quelques chiffres dramatiques la faillite du modèle économique ultralibéral porté par Nicolas Sarkozy, l'UMP et le PS, qui engendre chômage de masse et précarité toujours croissante". La présidente du parti d'extrême droite promet que si "elle est élue", elle se fixera comme objectif de "ramener à 5 % le taux de pauvreté en France en fin de mandat, ce qui représente la sortie de la pauvreté de plus de 5 millions de personnes".

"Pour cela", Marine Le Pen "propose de soulager immédiatement le budget des familles en luttant par la loi contre les marges indécentes de la grande distribution" et contre la "hausse du coût des fournitures scolaires". Elle promet également "la réindustrialisation du pays", avec "des protections (douanières) aux frontières", un "soutien aux PME" et un "État fort". Enfin, Marine Le Pen promet, sans donner plus de précisions, de "lutter contre les inégalités en mettant en place une fiscalité beaucoup plus juste".

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Les deux faces de la même médaille de l'hyper-insécurité !

30/08/2011 - La présidentielle se joue à Marseille

Le Point.fr - 30/08/11

Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 8 h 20 pour sa chronique politique "Le parti pris".

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Martine Aubry et Claude Guéant étaient à Marseille lundi. © Photopqr / Le Parisien / AFP

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L'événement politique d'hier a eu lieu à Marseille, où Claude Guéant et Martine Aubry se sont affrontés à distance sur le thème de la sécurité. Pour vous, c'est peut-être dans cette ville, à Marseille, que se joue l'élection présidentielle de 2012. Que voulez-vous dire ?

Les Marseillais sont toujours à la fois flattés et horripilés de voir leur ville montrée du doigt. Donc on peut parier que ces deux sentiments se mélangent quand Marseille se change pour une journée en capitale politique de la France, comme hier. C'est vrai que la ville concentre les problèmes du pays de façon amplifiée. Le chômage a un peu diminué mais la pauvreté a augmenté, les tensions sociales aussi et également les tensions entre les communautés, alors que Marseille a longtemps été un modèle d'intégration. Et bien sûr, il y a la sécurité, qui s'est dramatiquement dégradée. Eh bien l'addition de tous ces problèmes soumet le gouvernement - et les politiques en général - à une sorte de test symbolique. Un test qui va mesurer la capacité du politique à vaincre le fatalisme, le renoncement, pour résoudre les difficultés quotidiennes de la population. À Marseille et ailleurs.

Claude Guéant a annoncé le renforcement des effectifs policiers, mais il a dit que ce ne serait pas suffisant. Il a raison ?

Forcément, puisque l'État n'a pas les moyens d'envoyer toujours plus de policiers. Il faut bien trouver d'autres méthodes. En fait, le message de Guéant, c'est surtout celui du volontarisme - ce qui avait fait la force de Nicolas Sarkozy avant 2007, sa réputation d'homme d'action. C'était d'autant plus fort que les statistiques n'étaient pas si bonnes - il y avait une sorte d'effet d'optique positif. Aujourd'hui, les chiffres ne sont pas si mauvais, mais la population ne le ressent pas comme ça - parce que les actes de violence augmentent et parce que la police donne l'impression de laisser faire. À Marseille, c'est ce qu'a mis en évidence cet été l'affaire de ce parking du centre-ville abandonné par la société qui l'exploitait et contrôlé par des voyous. Dans d'autres domaines, c'est aussi le sentiment qu'ont pu susciter les grèves à répétition des éboueurs et des dockers depuis deux ans. Comme si la ville entière était devenue une zone de non-droit...

Martine Aubry a critiqué sur place l'échec du gouvernement sur la sécurité. C'est de bonne guerre ?

Si on veut. Hélas, on ne peut pas dire qu'en matière de respect de la loi, les socialistes montrent l'exemple à Marseille. Je pense bien sûr à la mise en cause par la justice de Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et, au-delà, à tout ce que révèle cette affaire sur le système clientéliste qui régit encore la vie politique marseillaise et sur la veulerie des dirigeants nationaux qui n'ont pas le courage de le renverser. Regardez ce qu'il a fallu de tergiversations et de palinodies pour que François Hollande et Martine Aubry dénoncent - du bout des lèvres - des pratiques que la justice qualifie d'"association de malfaiteurs" ! Là aussi, ce qui est en cause, c'est la capacité des politiques à reprendre la main, à ne pas se résigner devant les situations acquises. Sinon, on sait bien qui peut tirer les marrons du feu - surtout dans le sud de la France...

Vous voulez dire le Front national ?

C'est clair. Le FN a été réduit en 2007 par le volontarisme sarkoziste - dans toute la France, et notamment à Marseille. Mais l'extrême droite est remontée spectaculairement aux dernières cantonales - plus de 30 % sur l'ensemble de la ville. Dans l'état d'exaspération des habitants, pour enrayer ce mouvement d'ici huit mois, il va falloir plus que des discours : des actes. Et encore plus que des actes : des résultats. Les Marseillais veulent bien que leur ville soit la capitale de la parole, mais de la parole tenue.

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Guéant-Aubry: le duo des incapables !

 
30 Août 2011

L'Edito de Jean-laurent Bernard. France Bleu Provence

http://media.paperblog.fr/i/420/4205847/marseille-ca-commence-faire-L-lumfA5.jpeg

le ministre de l'intérieur était hier à Marseille.

"Oui, comme prévu. Officiellement pour y installer le énième nouveau préfet de police, officieusement pour faire passer un message simple : la situation de l'insécurité publique n'est plus tolérable dans la deuxième ville de France. Ce qui revient à reconnaître de facto, l'échec des politiques menées jusqu'ici sur le sujet.

Le nouveau préfet va devoir synchroniser le travail de tout le monde, police, gendarmerie, CRS, police judiciaire. Et on lui souhaite bien du plaisir.

En guise de bienvenue, Martine Aubry a fait un déplacement surprise à Marseille. La maire de Lille, candidate aux primaires du PS était accompagnée des maires de Toulouse, Grenoble et Sarcelles. Un pied de nez au ministre de l'intérieur a qui elle a lancé sans rire : je serai la présidente de la sécurité. Honnêtement, ça nous est bien égal, gauche et droite sont pour le coup réunies dans une même inefficacité construite sur des discours de circonstance apeurés par les futures élections.

Il faut quand même un sacré culot pour découvrir aujourd'hui une situation marseillaise dénoncée depuis des années. A l'aune de ce mépris, personne ne pourra sérieusement s'étonner de ce qui sortira des urnes.

Passons sur l'incapacité politique à mettre en oeuvre une union sacrée qui prouverait aux marseillais que cette question n'est pas partisanne mais bien d'intérêt général. Seuls les résultats compteront, sur toute la ville. Et non pas quelques conseils municipaux lénifiants aussi efficaces que ces compagnies de CRS que l'on agite bruyamment pendant quelques semaines avant de les retirer silencieusement.

Cela dit, que Martine Aubry vienne faire sa campagne des primaires sur le dos des marseillais afin de combler son handicap face à François Hollande, n'est pas très rassurant. Cette gesticulation politique entretenue par l'UMP et le PS devient lassante dans sa caricature. C'est là le plus grand risque : créer par l'inertie de l'échec répété une lassitude qui tôt ou tard se transformera en exaspération. Comme la chronique d'une colère annoncée. Que personne ne souhaite mais que tout le monde pressent inéluctable.

Bonne journée.

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