mercredi, 30 mars 2011

La danse de l'été: la Sarkodance ! Un pas en avant et deux en arrière !

Le débat sur la laïcité durera... deux heures

LEMONDE.FR | 30.03.11 

 

 

Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy en 2008.

Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy en 2008.AFP/MICHEL EULER

 

Des mois de polémiques, de dérapages, de recadrages, de tensions internes à l'UMP... Pour deux petites heures de débat sur la laïcité ? C'est ce que semble prévoir le parti présidentiel. Contactée par LeMonde.fr en début de semaine,  l'UMP n'était pas capable de préciser les modalités d'organisation du fameux débat, devenu l'abcès de fixation des tensions de la droite et l'illustration du virage stratégique de Nicolas Sarkozy.

L'Express a réussi à obtenir quelques détails sur l'organisation pratique de ce fameux débat, dont nombre de responsables UMP réclament désormais la suppression pure et simple. Et le moins qu'on puisse en dire est qu'il n'est pas des plus ambitieux : il aura lieu comme prévu le mardi 5 avril, mais pas au siège de l'UMP. Un "hôtel parisien" l'abritera.

DEUX TABLES RONDES AUX INVITÉS ENCORE INCONNUS

Concrètement, il consistera en deux tables rondes, dont on ne connaît pas au juste les thèmes. Quant aux invités, mystère. A une semaine de l'événement, l'UMP n'a toujours pas indiqué qui viendrait débattre. Au vu de la tribune que publient les représentants de six religions dans Le Parisien, il paraît peu probable que des représentants de l'islam de France ou de l'Eglise catholique acceptent de s'y rendre.

Toujours selon L'Express, les deux tables rondes seront bouclées en deux heures, suite à quoi Jean-François Copé fera une allocution finale. Et l'UMP pourra espérer changer de sujet. Mercredi soir, lefigaro.fr annonçait que François Fillon, pourtant invité par le secrétaire général de l'UMP, n'y participerait pas.

Quant aux propositions qui pourraient sortir de ce débat, on peut déjà gager qu'elles n'auront rien de révolutionnaire : aucun travail législatif ne semble envisagé. Et les dernières propositions de la majorité, comme le vote à l'Assemblée d'une résolution (acte dénué de valeur juridique) rappelant les principes de laïcité de la France, comme l'a proposé François Baroin, sont des plus consensuelles.

PÉCRESSE PROPOSE UN DIPLÔME QUI EXISTE DÉJÀ

Critiquée, avec d'autres membres du gouvernement, par Nicolas Sarkozy pour avoir dit qu'elle préférait voter PS plutôt que FN, Valérie Pécresse a tenté une proposition, mercredi 31 mars. La ministre de l'enseignement supérieur a estimé, sur France Info, qu'"il nous manque peut-être en France aujourd'hui une formation à la laïcité, un diplôme sur la laïcité et les principes républicains".

Elle propose donc une formation qui "pourrait s'adresser et aider à la fois toutes les personnes qui sont en charge des cultes, mais aussi les directeurs de ressources humaines dans les entreprises ou bien les agents du service public qui se retrouvent au quotidien en charge de gérer cette question du vivre ensemble de communautés de citoyens qui ne pensent pas la même chose, qui n'ont pas les mêmes croyances".

Mais comme le relève le journaliste Nicolas Sénèze sur Twitter, la ministre propose une formation qui existe déjà. L'institut catholique de Paris propose en effet depuis 2008 un diplôme universitaire en "religions, interculturalité et société" à destination essentiellement des imams et religieux musulmans. La création de ce diplôme est à l'initiative, selon La Croix, d'un responsable du bureau des cultes du ministère de l'intérieur, en 2008.

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L' UMP ou le grand gâchis...

"L'UMP, c'est le Titanic"

La majorité s'enfonce dans la crise, les députés sont très inquiets, au point que nombre d'entre eux songent à quitter le navire.

lepoint.fr

"L'UMP, c'est le Titanic"

L'attaque de Jean-François Copé contre François Fillon a été très mal perçue par les députés UMP. © Witt / Sipa

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Par Charlotte Chaffanjon

"Je suis agacé", "J'éprouve tristesse et démotivation", "je suis décontenancé", "je suis déstabilisé"... Les députés UMP interrogés par Le Point.fr mardi matin empruntent au champ lexical de la dépression pour évoquer leurs sentiments face à la situation dans la majorité.

Avant de démarrer la traditionnelle réunion de groupe hebdomadaire à l'Assemblée nationale, ils ne mâchent pas leurs mots. "Il faut arrêter maintenant. Du temps de Xavier Bertrand, il ne se passait rien, mais là, il se passe trop de choses", souffle l'un d'eux. "Ça commence à bien faire ; toutes les semaines en réunion de groupe, tout le monde doit expliquer sa position sur le FN, le ni-ni... Cette fois, on va avoir le surréaliste débat sur la laïcité... Mais les gens s'en foutent de ça, ça ne met pas plus de sous dans leur porte-monnaie à la fin du mois ! C'est d'emploi, de logement, de pouvoir d'achat qu'il faut parler !"

"Copé pète un câble"

Une colère d'autant plus virulente que la situation ne cesse d'empirer. Lundi soir, Jean-François Copé s'en est pris, sur Canal+, à François Fillon, qu'il accuse d'avoir adopté une "posture" politique sur le fameux débat sur la laïcité. Mardi matin, Étienne Pinte, proche du Premier ministre, a demandé la démission de Copé. Fillon et Copé se sont finalement retrouvés à l'Élysée avant que le secrétaire général de l'UMP n'évoque un "apaisement."

Cette sortie de leur ancien président de groupe, qui était pourtant apprécié, a fortement déplu chez les parlementaires de l'UMP. "Copé, il pète un câble ; on n'a pas besoin d'un deuxième Sarkozy à l'UMP, il faut qu'il se calme vite", s'agace un élu dans son bureau du Palais-Bourbon. "Plus ça va, plus on est dans l'invective, voire la vulgarité. Les électeurs se détournent", dit-il, citant en exemple la défaite dimanche soir aux cantonales de la très sarkozyste Isabelle Balkany dans le non moins sarkozyste département des Hauts-de-Seine.

"Quitter le groupe, on y pense en se rasant le matin"

De fait, l'UMP semble, ce mardi, réellement sur le point d'imploser. "Quitter le groupe UMP, on y pense en se rasant le matin", nous affirme un député pourtant modéré, qui se "pose la question de se ranger parmi les non-inscrits"... En attendant une initiative du président du parti radical Jean-Louis Borloo. À la louche, il juge que si Borloo entrait en dissidence, une cinquantaine de députés seraient avec lui, entre ses proches, le Nouveau Centre, les villepinistes, "qui ne savent plus où se mettre", et les modérés.

Un proche de Dominique de Villepin nous confirme qu'il pourrait en effet quitter le groupe lui aussi, et même le parti. "On va voir...", souffle-t-il entre deux envolées contre l'augmentation du prix du gaz au lendemain des élections cantonales et le débat "hors du temps" sur la laïcité.

"On va prendre une rouste en 2012"

Cet autre député, modéré là encore, avec qui l'on évoque la "cacophonie" ambiante - "C'est le bordel, dites-le !" -, aborde aussi son désir de rupture. "On en parle entre nous, mais on le fait portes, fenêtres et volets fermés, dans le noir... On vérifie que personne n'écoute." C'est que Le Figaro parle ce jour de cette menace de Christian Jacob, actuel président de groupe, de "brandir la carotte des aides financières et logistiques" pour dissuader les futurs rebelles...

Mais le mal semble trop profond pour être enrayé par la menace. "L'UMP était une formidable machine à gagner les élections tant qu'on respectait les sensibilités des uns et des autres. Ça va devenir une machine à perdre à force de ne marcher que sur une jambe, la droite, celle du tout-sécuritaire", analyse un député qui se dit "très inquiet" : "Je ne sais pas où ça va finir, on va se prendre une rouste en 2012 si ça continue."

Plus que de Jean-Louis Borloo, c'est du Premier ministre qu'il attend "une initiative forte". "L'UMP, c'est le Titanic. Soit François Fillon sauve sa peau et tout est permis. Soit il reste sur le bateau, alors il mourra et on mourra tous avec." Lors de la réunion de groupe hebdomadaire, Fillon s'est exprimé. Il affirme que "l'incident est clos"... L'eau commence à entrer dans les cales.

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Copé provoque à lui seul la haine du..politique !

Pour Copé, critiquer l'euro est extrêmiste

David Desgouilles - Blogueur associé | Mercredi 30 Mars 2011

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David Desgouilles revient sur la prestation de Jean-François Copé au Grand Journal de Canal+ mardi dernier. Non pas pour évoquer la pique du chef de l'UMP au Premier ministre, mais pour mettre en évidence la condescendance de Copé pour ceux qui prônent une sortie de l'euro.


Pour tout vous dire, les histoires entre Sarkozy, Copé et Fillon, je m’en contrefous. Le psychodrame autour du débat sur la Laïcité, auquel j’ai fait un sort il y a quelques semaines, je le trouve ridicule et dérisoire. Tous ces gens, qui découvrent après trois ans qu’on ne peut pas circuler rue Myrha chaque vendredi après-midi et qui veulent faire plus laïcs que laïcs alors que le Président actuel est précisément celui qui avait tenté d’empêcher la loi sur les signes religieux à l’Ecole en 2003 puis avait tenté de vider le concept en lui accolant le qualificatif de « positive », ne méritent que le discrédit.

Aussi, la petite phrase de Copé sur Fillon hier soir au Grand Journal de Canal + m’en a touché une sans faire bouger l’autre. En revanche, une autre phrase n’a pas suscité chez moi la même indifférence. Donnant des exemples de ce que pouvaient être des propositions d’extrême droite, Copé a cité notamment la sortie de l’euro, ajoutant, dans sa grande ouverture d’esprit, qu’elle pouvait être aussi le fait d’extrémistes de gauche. Défendant cette proposition et l’assumant parfaitement, me voilà catalogué dans l’une ou l’autre catégorie.

Je ne suis pas seul à défendre cette idée sans pour autant adhérer au FN ni au Parti des Travailleurs. Mon ami Nicolas Dupont-Aignan vient de publier un ouvrage défendant cette thèse (1). Il a d’ailleurs interpellé Copé sur twitter hier soir, lui demandant si c’est à l’extrême droite ou à l’extrême gauche qu’il fallait désormais le classer. Il n’a pas tort, Nicolas, d’interroger ainsi le secrétaire général de l’UMP, d’autant qu’il m’a donné une idée.

Alors, d’extrême droite ou d’extrême gauche, Maurice Allais, décédé dernièrement et qui fut le seul prix Nobel d’économie français ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, Jacques Sapir, Emmanuel Todd et Jean-Luc Gréau ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, ces économistes qui, acquis au départ à l’idée de la monnaie unique, en voient aujourd’hui toutes les limites et les dangers, Patrick Artus, économiste en chef à Banque Populaire-Caisse d’Epargne, ou Christian Saint-Etienne, qu’on croisait davantage dans les cercles centristes - si j’ose dire - qu’à la fête BBR ou à une réunion de cellule de Lutte ouvrière ?

Et d’ailleurs, pourquoi s’arrêter aux  personnalités souhaitant aujourd’hui la fin de la monnaie unique européenne ? Pourquoi ne pas s’interroger aussi, afin de plaire à Monsieur Copé, sur ceux qui l’ont combattue en 1992  ? On ne voit pas par quel miracle ils seraient dédouanés. Ainsi, d’extrême droite ou d’extrême gauche, Philippe Séguin et ses compagnons de route Étienne Pinte et François Fillon (2) ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, Jean-Pierre Chevènement et Max Gallo ? Tous d’extrême droite ou d’extrême gauche, les 48,95 % qui ont voté avec eux contre le Traité de Maëstricht ?

Toutes ces questions démontrent à quel point le propos de Jean-François Copé n’est pas seulement ridicule mais aussi méprisant, arrogant et suffisant, toutes qualités qu’il développe à chaque fois que radio ou télévision lui offre un micro depuis une quinzaine d’années. Et on s’étonne de l’abstention dans le pays. Le dégoût qu’inspire la politique à un nombre croissant de Français a un visage, monsieur Copé.

Et ce visage, c’est le vôtre.

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La politique immigrationniste continue de plus belle en PACA !

La Région veut aider à intégrer les Roms

Publié le mercredi 30 mars 2011 à 18H23

 

Au cours d'une conférence-débat aujourd'hui au conseil régional en présence d'élus, de techniciens et d'associations, l'action d'un protocole d'accord en faveur des Roms a été annoncé. Signé avec huit associations humanitaires et d'insertion, il vise à une action d'urgence pour les hébergements des Roms les plus en difficultés mais aussi à une action durable pour ceux et celles qui veulent s'installer et qui porte sur l'accès aux droits et à la santé, la scolarisation, la formation et l'insertion professionnelle. La Région souhaite aussi informer le grand public "pour éviter les discriminations et les amalgames".

4000 Roms séjournent actuellement dans la région avec de plus en plus de bidonvilles du fait des expulsions. Un centre d'accueil doit être créé prochainement à Marseille pour les cas les plus urgents.

Source La Provence le 30 mars 2011

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mardi, 29 mars 2011

En 2012 c'est la quille pour le soldat Sarkozy !

En 2012, Nicolas Sarkozy serait battu au premier tour selon un sondage

LEMONDE.FR avec AFP | 29.03.11 |


 

Nicolas Sarkozy, en déplacement à Beignon (Morbihan), le 8 mars 2011.

Nicolas Sarkozy, en déplacement à Beignon (Morbihan), le 8 mars 2011.AFP/ERIC FEFERBERG

 

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, baisse de 8 points dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle de 2012, derrière les socialistes Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry et la chef de l'extrême droite, Marine Le Pen, selon un sondage BVA diffusé mardi. Cette enquête réalisée pour Orange, L'Express et France Inter confirme l'affaiblissement de Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote relevé par plusieurs récents sondages qui donnaient déjà Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour, souvent au détriment du chef de l'Etat.


Si Martine Aubry était la candidate du Parti socialiste, elle remporterait 24 % des voix contre 19 % pour Nicolas Sarkozy. Ils étaient 23% en janvier, selon l'institut, à se prononcer pour la première secrétaire du PS, contre 27 % pour le président, en chute de 8 points. Mme Le Pen, présidente du Front national (FN), devance aussi M. Sarkozy avec 20 % des voix (17 % en janvier).

Si le candidat socialiste était Dominique Strauss-Kahn, il recueillerait 29 % des voix (-2 points), contre 19 % à Mme Le Pen (+2), et 17 % à M. Sarkozy (-8). Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qui ne s'est toujours pas déclaré sur sa candidature, distance toujours de 10 points et plus ses poursuivants.

Ce sondage BVA intervient alors que le parti UMP (droite) de Nicolas Sarkozy traverse une crise interne depuis les mauvais résultats de dimanche à des élections locales au niveau des cantons, qui sonnent comme un avertissement à treize mois de la présidentielle. Certains responsables de l'UMP ont critiqué ouvertement la stratégie de "droitisation" du discours de Nicolas Sarkozy, qui pourrait, selon eux, faire le lit de l'extrême droite.  "Nicolas Sarkozy demeure totalement rejeté par les électeur du Front national (70 % de mauvaises opinions)", souligne BVA dans son enquête, réalisée les 25 et 26 mars, entre les deux tours des cantonales.

Et ce, ajoute l'institut, "malgré (ou à cause de) ses œillades répétées vers l'électorat FN", et son refus à appeler à voter pour le candidat socialiste en cas d'affrontement entre le PS et le FN au second tour dans certains cantons.

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François, Nicolas et Jean-François sont sur un radeau. Les trois tombent, qui les a poussé ? La vague Marine !

La majorité présidentielle en proie à la confusion et aux déchirements

LEMONDE | 29.03.11 |

 

 

Jean-François Copé et François Fillon lors d'une réunion des parlementaires UMP, à Paris, le 29 mars 2010.

Jean-François Copé et François Fillon lors d'une réunion des parlementaires UMP, à Paris, le 29 mars 2010.AFP/JACQUES DEMARTHON

 

La défaite de l'UMP aux élections cantonales, dimanche 27 mars, a provoqué une sévère onde de choc au sein de la majorité. Un conflit ouvert a éclaté entre le secrétaire général de l'UMP et le premier ministre à propos du débat polémique sur la laïcité et l'islam. Lundi 28 mars, dans la soirée, sur Canal+, Jean-François Copé s'en est pris à François Fillon, accusé de ne pas avoir "joué collectif". Nicolas Sarkozy, mardi matin, a tenté de calmer le jeu, en recevant les deux hommes dans son bureau pour une explication, peu avant le petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité. "Il ne faut pas se disputer pour des choses qui n'ont pas lieu d'être", a-t-il assuré.

M. Copé a fait un semblant de mea culpa : "Je regrette d'avoir paru excessif, mais c'était le moment pour le faire". M. Fillon s'est voulu grand prince : "On commet tous des maladresses." La hache de guerre n'est pas enterrée : elle est recouverte d'un voile pudique. Mais cette passe d'armes est l'indice d'un climat délétère.

Lors du petit-déjeuner, mardi matin, M. Fillon n'a pas masqué les désaccords de fond : "Le coup de barre à droite profite toujours au FN. Il ne faut pas éluder nos désaccords", a-t-il affirmé en substance. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, s'est voulu rassembleur, rappelant qu'il n'y avait qu'un seul candidat possible à la présidentielle : Nicolas Sarkozy. Sur Canal+, lundi, M. Copé s'était livré à une charge virulente contre M. Fillon. "Il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture", a-t-il dénoncé. Le secrétaire général de l'UMP avait déjà épinglé le premier ministre lors d'un déplacement en Seine-et-Marne, mercredi 23 mars, mais sans la caisse de résonance télévisuelle. A Matignon, où l'on ne se prive pas de critiquer le patron du parti, mais moins frontalement, on s'est étranglé face "à la violence surprenante de l'attaque".

M. COPÉ DOIT PRÉSENTER "PUBLIQUEMENT SES EXCUSES"

La sortie de M. Copé contre M. Fillon est intervenue alors que, le matin, c'est d'un "ami" du secrétaire général de l'UMP, François Baroin, le porte-parole du gouvernement, que l'attaque la plus lourde contre les "débats" de l'UMP, en particulier celui sur la laïcité, est venue. "Il faut certainement mettre un terme à tous ces débats", a affirmé M. Baroin. Aussitôt recadré par l'Elysée, qui a fait savoir que le débat irait à son terme.

Cela n'a pas empêché, mardi matin, l'ancien ministre Christian Estrosi de demander lui aussi l'arrêt de ce débat. Pendant que le député Etienne Pinte, fidèle soutien de M. Fillon, appelait M. Copé à la démission : "Jamais sous la Ve République un secrétaire général d'un mouvement ne s'est attaqué de façon si violente et brutale à un chef de gouvernement". Dominique Paillé, ex-porte-parole de l'UMP, estime lui que M. Copé doit présenter "publiquement ses excuses".

Il y a quelques jours, un haut responsable de la majorité faisait ce constat : "Les cantonales, c'est le dernier port avant les chutes du Niagara. Mais la situation n'est pas désespérée. Il y a un type qui a sauté et qui s'en est tiré !" L'anecdote en dit long sur l'ambiance qui règne sur les bancs de la droite : alors que se profile désormais l'élection présidentielle de 2012, c'est le sauve-qui-peut.

LA MENACE DE SÉCESSION DE M. BORLOO

Recevant les principaux dirigeants de l'UMP à petit-déjeuner à l'Elysée, lundi 28 mars, Nicolas Sarkozy avait tenté, dans la matinée, de regonfler le moral de ses troupes, en minimisant la défaite, et mis en garde, à l'heure où la cacophonie est de plus en plus assourdissante, "ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de la majorité". Une adresse destinée à Jean-Louis Borloo, même s'il ne l'a pas nommé.

Car, pendant que M. Copé et M. Fillon règlent leurs comptes, il faut, pour M. Sarkozy, réagir sur un autre front : l'ancien ministre de l'écologie, candidat malheureux à Matignon en novembre 2010, menace franchement de faire sécession avec l'aile modérée de l'UMP, qui dénonce la "droitisation" de la maison mère, sur fond de montée de Marine Le Pen.

M. Sarkozy, qui tente de reprendre en main le gouvernail d'un navire qui tangue sévèrement, veut resserrer les rangs mais n'annonce aucun changement de cap. "Angela Merkel a fait des concessions aux écologistes sur le nucléaire et ce sont les écologistes qui ont gagné le land du Bade-Wurtemberg!", a-t-il constaté en substance. Et d'énoncer ses fondamentaux, concernant la répartition des rôles de chacun : "Le gouvernement gère les affaires du pays, le parti soutient l'action du gouvernement et organise des débats, et le président incarne et rassemble."

 

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, s'exprimait, mardi 29 mars, dans les studios de la radio Europe 1 à Paris. Il a affirmé ne pas "imaginer l'hypothèse d'une tentative de sortie" du gouvernement de François Fillon, dans son bras de fer sur la laïcité avec Nicolas Sarkozy et le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, s'exprimait, mardi 29 mars, dans les studios de la radio Europe 1 à Paris. Il a affirmé ne pas "imaginer l'hypothèse d'une tentative de sortie" du gouvernement de François Fillon, dans son bras de fer sur la laïcité avec Nicolas Sarkozy et le patron de l'UMP, Jean-François Copé. AFP/MIGUEL MEDINA

Un vœu pieux de bel ordonnancement mis à mal dès la soirée… Au-delà des règlements de compte, l'urgence est de garder M. Borloo dans la famille, pour éviter que la majorité ne se divise en plusieurs candidats à la présidentielle de 2012. A la direction de l'UMP, on n'hésite pas à en appeler à son sens de "l'Histoire". "Si Jean-Louis Borloo y va, compte tenu du score du FN, il prendra la responsabilité de rester dans l'Histoire comme celui qui aura fait disparaître la majorité présidentielle au premier tour en 2012. Il n'ira donc pas", assure un proche de M. Copé.

"ON NE PEUT PAS CHANGER DE POLITIQUE"

Mardi matin, M.Borloo était l'invité d'Europe 1. "Les cantonales ne sont pas une Berezina, mais pas franchement Austerlitz. C'est une grave alerte", a-t-il assuré. Plus que l'UMP, M. Borloo cible la politique du gouvernement. "Je ne suis pas là pour mettre de l'huile sur le feu. Mais je fais l'analyse que les Français attendent des réponses sur le pouvoir d'achat, la précarité, les injustices", assure M. Borloo au Monde. Tout en démentant fermement qu'il puisse y avoir "une offensive concertée" contre M. Fillon, meilleur ennemi tant de M. Borloo que de M. Copé.

Un responsable de l'UMP constate surtout que la marge de manœuvre, pour la majorité, est devenue très ténue : "Tout le monde a conscience que ça ne va pas fort. Mais on ne peut pas changer de politique, on n'en a pas d'autre… Que voudrait dire un virage social ? Ça n'a pas de sens. Il n'y a pas non plus de candidats de substitution crédibles à Nicolas Sarkozy. Et, compte tenu du score du FN, on ne peut se permettre d'avoir plusieurs candidats en 2012, sous peine de ne pas être au deuxième tour." A Matignon, lundi soir, on estimait toutefois qu'il faudrait tirer des enseignements du scrutin, si la majorité veut éviter de s'éparpiller façon puzzle. "Le débat est là, il a lieu. François Fillon n'a pas attendu le résultat des cantonales pour le dire", constate-t-on dans l'entourage du premier ministre.

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Si au moins elle était drôle...

Le CSA se saisit de l'affaire des "gros cons" de Sophia Aram
La chronique de l'humoriste sur les électeurs du FN sera évoquée en plénière du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

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Le CSA se saisit de l'affaire des "gros cons" de Sophia Aram

L'humoriste Sophia Aram (France Inter) avait qualifié de "gros cons" les électeurs du Front national. © Greg Soussan / Abaca


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Par Emmanuel Berretta

Plus de 150 courriels de protestation ont été adressés au CSA à la suite de la chronique de Sophia Aram qualifiant de "gros cons" les électeurs du Front national. L'humoriste de France Inter avait tourné en dérision le discours de ceux qui expliquaient le vote FN par le fait que leurs électeurs seraient malheureux, en colère ou angoissés. Le CSA s'auto-saisit et examinera, mercredi 30 mars, la portée de cette chronique engagée très mal vécue par les responsables du FN.

"En matière d'humour, il existe une tolérance", indique un membre de l'instance. Toutefois, le contexte des élections cantonales peut amener le CSA à alerter les diffuseurs sur une légère modération des chroniques engagées. C'est arrivé concernant le sketch d'Action discrète (diffusé sur Canal+ en février 2010) moquant, de manière outrée, les débordements langagiers de Georges Frêche. Le CSA s'était contenté d'écrire un courrier aux dirigeants de Canal+.

Sophia Aram insultée à son tour

La chronique de Sophia Aram a également déclenché les foudres de Guy Carlier, son confrère sur Europe 1. Le chroniqueur de "Douche froide" s'est lâché, qualifiant à son tour Sophia Aram de "petite conne", dont l'intention, selon lui, était de "faire le buzz pour remplir ses salles de spectacle". "N'est pas Stéphane Guillon qui veut, ma poule, (lequel) savait faire passer des phrases chocs de ce genre parce que le reste de ses chroniques était talentueux."

Chez Europe 1, on assure que cet incident est circonscrit aux deux éditorialistes et n'entre pas dans le cadre du dénigrement d'un concurrent. "Nous regrettons la terminologie employée par Guy Carlier, mais nous restons attachés à l'indépendance dans l'exercice du billet d'humeur", souligne Europe 1. Sophia Aram a elle-même répondu à Guy Carlier lors d'un second billet. La chroniqueuse aurait, en outre, fait l'objet de menaces quant à son intégrité physique...

 

Il n'est pas exclu que le CSA appelle à la modération entre les pugilistes. En tout cas, cela fera partie des questions qui seront débattues en séance plénière. Les fréquences radio, du domaine public, doivent-elles être le lieu d'invectives entre les salariés de stations concurrentes ?

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La vague bleu Marine emporte l'UMP !

Marine Le Pen : "Chacun cherche à sauver sa peau dans cette majorité

La présidente du Front national estime que l'UMP est "au bord de l'implosion".

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Marine Le Pen : "Chacun cherche à sauver sa peau dans cette majorité"

La présidente du Front national estime que la majorité présidentielle est au bord de l'implosion. © Thierry Orban / Abaca


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Source AFP

La majorité est "en voie d'implosion", a assuré mardi matin la présidente du FN Marine Le Pen, prévoyant "une multiplication des candidatures" à droite à la présidentielle de 2012. "Clairement, l'absence de résultats de Nicolas Sarkozy va pousser un certain nombre d'ambitions", a jugé Marine Le Pen au micro de Radio Classique. "Moi, j'ai été celle qui a dit depuis très longtemps que je n'étais pas sûre que Nicolas Sarkozy serait à nouveau candidat en 2012."

La présidente du FN a par ailleurs qualifié d'"évidente" l'hypothèse d'autres candidatures à droite. "Je ne sais pas si ce sera celle de (Jean-Louis) Borloo ou une autre, a-t-elle commenté, mais on assistera à une multiplication de candidatures, à une bataille des ego. On voit qu'on est au-devant d'une recomposition totale de la vie politique française." Il y a une "fracture idéologique qui traverse l'UMP", selon Marine Le Pen, qui "pense avoir contribué à être le révélateur des différences idéologiques majeures qui existent dans cette espèce de groupe UMP". "À un moment donné, ça devait exploser, et ça explosera aussi au PS", prédit-elle. "C'est l'effondrement des institutions, juge la présidente du Front national, mais ça, c'est la responsabilité de Nicolas Sarkozy. (Il) se comporte depuis plusieurs semaines non pas comme un président de la République mais comme un chef de faction, comme le président de l'UMP. Chacun cherche à sauver sa peau dans cette majorité."

Au lendemain de sa défaite aux cantonales, la majorité est entrée dans une grave crise, avec l'affrontement violent entre le Premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé à propos du débat sur la laïcité.

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