02.09.2010
Interview e Jean-Marie LE PEN dans La Provence !!!
Le Pen : "J'attends un débat Marine - Aubry en 2012"
Publié le jeudi 02 septembre 2010
Le président du Front national et président du groupe FN au Conseil régional Paca mise sur sa fille pour la présidentielle.

Dans quatre mois, Jean-Marie Le Pen, 83 ans, ne sera plus président du Front national. En lice face à Bruno Gollnisch pour lui succéder, sa fille Marine, 42ans, lancera sa campagne demain à Toulon. Avec la bénédiction du père, député européen et président du groupe FN au Conseil régional.
- Pourquoi avoir adoubé publiquement votre fille Marine pour vous succéder ?
Jean-Marie Le Pen : "Je sais quelles sont les nécessités de ce poste et Marine est celle qui a le plus de capacités pour y répondre. Ce n'est pas parce qu'elle est ma fille, mais elle a montré sa capacité à faire vivre le FN et est très performante pour communiquer nos idées. Bruno Gollnisch ne m'en voudra pas. Il a d'énormes qualités, mais elles ne le prédisposent pas à la présidence du FN.
- Marine Le Pen aura-t-elle l'étoffe pour mener campagne pour la présidentielle 2012 ?
J.-M.L.P. : Elle a réussi des campagnes électorales depuis 12 ans. Elle présente les plus grandes espérances pour 2012. Elle a l'étoffe et j'attends un vrai débat entre Marine et Martine Aubry. J'aiderai en tout cas Marine. Je serai certainement président d'honneur du Front national et je m'exprimerai dès que le besoin s'en fera sentir.
- Vous semblez écarter l'UMP de la course au moment où elle fait de l'insécurité, l'un de vos thèmes favoris, une priorité...
J.-M.L.P. : Nicolas Sarkozy ne réagit qu'au coup par coup sur des faits divers et fait dans la médiatisation au lieu de traiter le fond des problèmes. Faire semblant d'expulser des Roms qui reviendront, puisqu'ils sont européens, c'est s'attaquer seulement aux conséquences de l'immigration. Nicolas Sarkozy ne fait que discourir, c'est un comédien qui ne prend pas de vraies dispositions.
- Que proposez-vous ?
J.-M.L.P. : Nous sommes indigents sur le secteur policier où les effectifs dégringolent et où il n'y a pas de consignes de fermeté. La justice a les mêmes effectifs qu'au 18e siècle et nous n'avons pas assez d'établissements pénitentiaires.
- Une fermeté prônée par "La Droite populaire", le courant du député UMP Thierry Mariani...
J.-M.L.P. : C'est un piège à gogos. Pourquoi ne pas avoir mis en oeuvre plus tôt les idées qu'ils disent défendre ? L'UMP a 36 députés sur 40 dans le Sud-Est et la majorité des villes. On est dans la manoeuvre électorale.
- Ne craignez-vous pas qu'une partie de votre électorat se tourne vers cette Droite populaire ?
J.-M.L.P. : Les gens ne tombent plus dans les pièges de l'UMP. Ni dans ses réformes électorales qui, en instaurant le système majoritaire, réduisent la voix des partis comme celui d'Olivier Besancenot. Le résultat, c'est l'abstention et le déclin de la démocratie.
- Qu'attendez-vous de la rentrée sociale ?
J.-M.L.P. : La réforme des retraites menée par un ministre entouré d'un sérieux halo de suspicions et les manifestations attendues ne sont qu'un des éléments d'une société qui coule. Et qui a l'eau jusqu'au menton à cause d'une submersion démographique.
- Suivrez-vous la nouvelle équipe de France de football ?
J.-M.L.P. : Je m'y intéresserai. Quand on fait une compétition sous un drapeau national, on représente des valeurs. Toutes les équipes du monde sont généralement fières, sauf en France, où certains serrent les lèvres au moment de l'hymne. L'épisode sud-africain fut douloureux, alors que les nageurs, athlètes ou basketteurs créent moins de problèmes. Est-ce à dire que gagner toujours plus d'argent dispense de faire son devoir ?"
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