31.08.2010

Nauséabond...

Viols sur des pensionnaires âgés dans une maison de retraite marseillaise

Publié le mardi 31 août 2010

Deux aides-soignants organisaient des "jeux sexuels"

http://www.lesmaisonsderetraite.fr/images/thumb_mrt/1013.jpg

La maison Saint-Georges, qui compte 170 lits, ne souhaitait pas communiquer hier sur cette regrettable affaire.

 

C'est le genre de dossiers que l'on commente à peine judiciairement, tant il remue l'innommable. "Sinistre affaire", a simplement glissé hier le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest. À la maison de retraite Saint-Georges - 170 lits -, sise rue Condorcet, dans le quartier de Saint-André à Marseille (16e), la direction a opté pour la discrétion.

Au moins pour l'heure, dans l'attente, nous a-t-elle indiqué, de "faire, peut-être aujourd'hui, un communiqué de presse avec notre avocat". Pour l'instant, "on n'a rien à déclarer", souffle-t-on d'une voix lapidaire. Depuis la fin de la semaine écoulée, deux membres de son personnel, des aides-soignants, un homme et une femme, tous deux âgés de 39 ans, sont mis en examen par le juge Laetitia Ugolini pour "viols et violences sur personnes vulnérables par personnes ayant autorité".

Si l'on en croit les charges retenues à leur encontre en l'état de la procédure, ils auraient contraint trois pensionnaires septuagénaires de sexe féminin à des relations sexuelles avec un octogénaire de sexe masculin, très diminué physiquement. Parmi les victimes figurent des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.

C'est une dénonciation qui serait à l'origine de l'enquête menée depuis quelques mois par les enquêteurs de la brigade de la famille de la Sûreté départementale. Avec des faits qui remonteraient pour certains au mois de février dernier. Les victimes ont évoqué des contraintes sexuelles.

De source proche de l'enquête, on qualifie les actes commis de "jeux sexuels aussi désagréables qu'inhumains", certaines des victimes souffrant même d'incontinence. Placés en garde à vue, les suspects ont nié les faits. Ils ont évoqué un obscur complot du personnel et de la direction qui auraient voulu les éliminer. Ils reconnaîtront simplement offrir des cigarettes de temps en temps aux personnes âgées.

Les deux aides-soignants ont été finalement remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet, qui avait réclamé leur placement en détention, a fait appel de leur mise en liberté. De source proche de l'enquête, on s'interrogeait hier sur "le chiffre noir" des actes de maltraitance susceptibles d'échapper à la justice dans un univers clos tel que les maisons de retraite. Des investigations sont en cours.

Commentaires

La mort. Les "choses" qui ont commis ces crimes ne méritent que ça.

Écrit par : Victoire | 31.08.2010

Et ils sont en liberté !!! Alors que René Galinier est en prison pour avoir défendu sa maison !
Mais qui sont ces monstres ? Et qui les protègent ?!
Les personnes âgées sont comme les enfants : des êtres fragiles, vulnérables, que l'Etat, la Justice et l'Humanité doit protéger.
@Victoire : oui, la peine capitale, il n'y a que ça !

Écrit par : Léni | 31.08.2010

les fautifs sont tout autant les connards qui laissent moisir leurs anciens dans ces mouroirs...signe d'une grande déliquescence morale.

Écrit par : tyran | 02.09.2010

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