26.07.2010

L'islamisme en action...

 

Al-Qaida au Maghreb islamique annonce avoir exécuté l'otage Michel Germaneau


Capture d'écran d'un appel de Michel Germaneau à Nicolas Sarkozy, diffusé le 13 mai 2010 par les ravisseurs de l'otage français, détenu par Al-Qaida au Maghreb depuis le 19 avril.
AFP/-
Capture d'écran d'un appel de Michel Germaneau à Nicolas Sarkozy, diffusé le 13 mai 2010 par les ravisseurs de l'otage français, détenu par Al-Qaida au Maghreb depuis le 19 avril.

L'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique a annoncé, dimanche 25 juillet, avoir exécuté l'otage français Michel Germaneau samedi. "Nous annonçons avoir exécuté l'otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France", a dit Abou Moussab AbdelWadoud, le chef de l'organisation, dans un enregistrement sonore transmis  à la chaîne Al-Jazira. "Sarkozy a échoué à libérer son compatriote par cette opération mais il a, sans aucun doute, ouvert pour lui, pour son peuple et pour son pays l'une des portes de l'enfer", a aussi dit le chef de l'organisation dans cet enregistrement.

Des militaires français ont participé, jeudi, aux côtés des forces mauritaniennes, à un assaut contre une unité d'Al-Qaida, dans une zone frontalière du Nord du Mali. Cette opération s'était soldée par un échec, l'otage n'étant pas présent dans le camp d'Al-Qaida au Maghreb islamique attaqué par les commandos français et des unités mauritaniennes.

L'Elysée a indiqué de son côté qu'il n'avait "pas de confirmation" de l'exécution de l'otage français, un ingénieur de 78 ans, enlevé au Niger le 19 avril. La présidence française "cherche à vérifier" cette information d'Al-Jazira. Un responsable français sous couvert d'anonymat a affirmé à  l'Agence France presse que Paris "avait la conviction" que Michel Germaneau "était mort depuis plusieurs semaines".

"CONSEIL RESTREINT DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ"

L'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy réunirait lundi un "conseil restreint de défense et de sécurité". Ce conseil réunira autour du chef de l'Etat, le premier ministre François Fillon, Brice Hortefeux (ministre de l'intérieur), Bernard Kouchner (ministre des afaires étrangères), Hervé Morin (ministre de la défense) ainsi que les directeurs des administrations concernées.

Plus tôt dans la journée de dimanche, au Mali, des sources au sein de services de sécurité et de renseignement avaient assuré que l'inquiétude était à son comble sur le sort de M. Germaneau. "Depuis l'enlèvement de notre compatriote, les ravisseurs, en dépit des efforts des autorités françaises, ont refusé tout dialogue et n'ont formulé aucune revendication précise", a affirmé dimanche le ministère français des affaires étrangères.

Le ravisseurs de M. Germaneau avaient diffusé le 14 mai une photo où il paraissait très fatigué et un appel à l'aide de l'otage au président français Nicolas Sarkozy. Le 12 juillet, M. Sarkozy avait fait part de sa "brûlante inquiétude" lors d'un entretien télévisé.

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