30.05.2010

Les momo-dérateurs veillent sur Marseille..

Débordements d'après-match : Marseille mise sur ses 150 modérateurs

Publié le samedi 29 mai 2010 à 12H03 La Provence

150 "modérateurs d'événements populaires" installés hier. Pour en finir avec les débordements d'après-match


Réunis au Centre régional Information Jeunesse, sur la Canebière, les bénévoles ont promis de tout faire pour en finir avec cette "casse des rues" qui obscurcit l'avenir.

 

Qui sait si cela va marcher ? Si Marseille va retrouver la paix sociale, la paix de la rue, après les exercices lamentables de nos "casseurs" d'après-match, qui ont émaillé un PSG-OM annulé, les rencontres Algérie-Egypte et surtout la parade victorieuse de l'OM en championnat que tout désignait pourtant comme festive ?

En installant 150 "modérateurs d'événements populaires" - les mots ayant un sens, et ceux-là ayant été bien choisis -, la Ville de Marseille innove. Elle fait un pari sur l'avenir et sur l'intelligence des plus jeunes.

Issus de diverses associations, ces "modérateurs" auront pour mission d'assurer le lien social avant et pendant les événements de la Coupe du monde. Le groupe aura pour objectif de servir de relais d'information et surtout de sensibiliser les publics à risques à la démarche citoyenne.

"Il n'y a pas à Marseille de phénomènes de bandes. Juste des casseurs isolés, aime à résumer Caroline Pozmentier, adjointe au maire chargée de la sécurité, qui présentait hier le dispositif. C'est encore le moment de prévenir. Il est temps de préparer l'avenir." Un vrai travail de fond.

"Le modérateur est celui qui, par son expérience, va permettre que le message passe", insiste-t-elle. Avec 2000 manifestations festives par an à Marseille, du vide-grenier à la parade de l'OM, le match n'est pas gagné d'avance. "Le risque zéro n'existe pas",reprend-elle. Et pourtant, "quand les banlieues flambaient, Marseille restait un lieu de cohésion sociale", rappelle-t-elle volontiers aux oublieux.

Comment faire que notre ville reste la cité du "bien-vivre ensemble", voire du "mieux-vivre ensemble" ? Les bonnes volontés ne manquent pas. A L'Arche, association qui réunit des femmes, on croit à la magie du "rapprochement entre générations"face à "un centre-ville pris en otage".

A Marseille Footy Volley, on va porter les retransmissions de la Coupe du monde dans les quartiers. A la Maison pour Tous Kléber, on ne perd pas de vue qu'il y a parfois des jeunes en échec scolaire. L'occasion de s'impliquer plus avant. Chaque association porte un projet. Ici, l'organisation d'un tournoi autour du fair-play.

Là, la recherche autour d'un logo graphique contre la violence. En espérant que les mentalités vont changer. "Construire l'après" : un mot qui revient sans cesse. Tous les modérateurs sont des bénévoles. Ils parlent de "coup de main", d'"implication nouvelle", d'"insertion". Des bénévoles qui ont de 18 à 65 ans. L'avenir est dans les têtes davantage que dans le temps qui passe.

Denis TROSSERO

Merci à Desouche.

Ndlr: Quel article ! " Le bien-vivre voire le mieux vivre ensemble, la paix sociale, la paix de la rue, sensibiliser les publics à risques à la démarche citoyenne ..." La novlangue et le politiquement correct poussés à l'extrême ! Vivement que la coupe du monde de football débute que afin que "ce pari sur l'intelligence des jeunes" éclate aux yeux de tous, une fois de plus...

Commentaires

Toujours ces mêmes discours et mesures depuis plus de trente ans bientôt... Mais quand vont-ils ouvrir enfin les yeux ?...

Écrit par : Iris | 31.05.2010

De plus en plus grotesque !
@Stéphane : les "momo-dérateurs" : excellent !

Écrit par : Victoire | 31.05.2010

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